La clinique

doctor-and-patient-1080409_1920Hier, je suis retournée à la clinique avec mon fils. Je dis retournée parce que j’y suis allée il y a environ dix jours avec ma fille pour la même raison. «J’ai mal à l’oreille!». Je ne suis probablement pas la seule à me dire «Hon non, pas la clinique !» Vous savez, il n’y a plus de sans rendez-vous, NON, il y a un système hyper évolué, super techno qui nous permet de prendre rendez-vous pour le sans rendez-vous. Bien sûr, le système est disponible à 22h00 la veille de la journée où on voudrait y aller sans rendez-vous justement. C’est bien faite, hein ! Bon, il faut tout de même se le dire, ça permet de gérer l’achalandage à la clinique et  ça nous permet quand on a la chance d’avoir un rendez-vous de savoir qu’on va pas y passer la journée. Moi, je n’avais pas de rendez-vous. Ma fille était donc classée dans le débordement. Ça, c’est géré au bon vouloir des médecins. Je les remercie parce qu’en général, ils passent leurs patients en débordement assez rapidement surtout quand ce sont de jeunes patients. Merci !

À mon arrivée autour de 7h45, la salle d’attente s’est rapidement remplie. Il y avait beaucoup de jeunes patients. Ce qui veut dire, beaucoup de bruits, beaucoup de pleures et tout ce qui vient avec… des parents impatients. Juste à côté de moi, il y avait ce papa. Ce papa qui en arrachait avec son petit garçon qui pleurait, qui ne voulait rien savoir de s’asseoir et qui le tapait parce qu’il ne voulait pas de fruits à boire. Et là, il a perdu patience. Oui, ça arrive de perdre patience surtout quand on mange une claque de notre fils de 2 ans en public. Il y en a que ça blesse. Je me suis dit: «hon, non, pas un parent qui va passer son temps à grogner et à chicaner son enfant malade et fatigué, nonnnn!» Mais non, il l’a pris sur lui. Il lui a parlé fermement et il l’a assis dans sa poussette pour le promener sans relâche dans la clinique. Et je me suis dit : BRAVO! Son garçon s’est endormi. Il a pu attendre tranquillement d’être appelé tout près d’une heure plus tard. Et c’est là que je veux vous parler de la poussette, oui la poussette!

Vive la poussette!

Vive la poussette!

C’est l’atout #1 pour un parent qui doit accompagner son enfant de moins de 4 ans à la clinique. Il est tentant de la laisser dans l’auto parce qu’on se dit qu’on a des bras, que ça prend de la place et qu’il y a des chaises pour l’asseoir, mais on se trompe. Bien que notre chérubin est malade, il veut regarder partout. Il veut toucher aux pancartes. Il veut jouer dans la poubelle. Et il découvre le corridor, t’sé celui où tu le perds des yeux. Et là, tu es obligée de te lever pour le rattraper. J’ai «don ben» vu des mamans qui soupiraient après s’être levées 10 fois pour ramener leur enfant qui partait marcher du haut de leur 1 an et demi dans le corridor. SVP! apportez la poussette.

Finalement, ma fille a été appelé au moment où ce papa, sortit de son rendez-vous, habillait tendrement son fils en lui disant combien il avait bien fait ça. Je n’ai pas pu m’empêcher de le seconder en disant à son fils «Moi aussi, je te dis que tu as bien fait ça. Bravo!» Son papa a repris en lui disant «Tu vois la madame aussi trouve que tu as bien fait ça!» À bien y penser, j’aurais pu aussi souligner au papa que je l’avais trouvé brillant.  Parce qu’on se le dira jamais assez entre nous les parents des temps modernes, on fait notre possible et parfois ce possible est juste parfait! Bravo!

De cette tranche de vie, je vous partage des trucs pour occuper un enfant avec lequel vous devez passer des longues heures à attendre dans un lieu public comme la clinique médicale.

  • Apporter la poussette – Truc #1 pour les enfants de 4 ans et moins
  • Apporter crayons, autocollants et livres à colorier
  •  Demander à son enfant de se faire une petite valise de choses avec lesquelles il aime jouer
  • Prévoir la doudou, le toutou et la suce
  • Avoir quelque chose à manger et à boire
  • Faire des devinettes avec les choses qui vous entourent (à partir de 3 ans c’est possible et super drôle)
  • Lui faire réciter ses comptines de la garderie ou de l’école (avec la petite voix de la bibliothèque)
  • Avoir mis dans sa sacoche ou dans le sac un jouet surprise (auto, pouliche, n’importe quoi que votre enfant n’a pas pensé mettre dans sa valise)

À ne pas négliger : Penser aussi à créer l’espace en vous pour aider votre enfant à rester calme. Ce qui veut dire être «zen». Parce qu’on a beau essayer de les occuper, quand on est à la clinique c’est parce que notre enfant ne va pas très bien, donc souvent il pleure, chigne et vous savez ce que c’est… on peut perdre patience. Une chose est certaine, si on est calme et disposée à l’intérieur de soi, il sera plus facile d’aider notre enfant à rester calme même s’il n’est pas en forme. Qu’on se le dise, si on a la tête ailleurs et l’esprit troublé parce qu’on ne pourra pas être au bureau ou faire ce qu’on devait faire parce qu’un séjour à la clinique ça se planifie pas sur le «Méga agenda familial» qu’on a sur notre frigo, ben ça se peut aussi qu’on n’arrive pas à être ben ben réconfortante pour notre enfant.

Quoi faire pour être «zen» quand inévitablement on doit se présenter à la clinique :

  • Respirer – Truc #1 pour tous les parents.
  • Négocier – valider avec chéri pour qui c’est plus facile de conjuguer obligation familiale et obligation professionnelle sur le moment. Attention, on est supposé rester adulte et évaluer la situation avec un oeil impartial.
  • Trouver une clinique et/ou essayer d’avoir un rendez-vous au sans rendez-vous. (Je le répète parce que je trouverai toujours que ça n’a pas de sens d’avoir un rendez-vous au sans rendez-vous. Annecdote : La fois où j’ai un rendez-vous au sans rendez-vous, je me présente à l’accueil en disant ; «J’ai un rendez-vous à x heure au sans rendez-vous» Et ça me fait sourire.)
  • Lâcher-prise et réorganiser votre journée – Dans le fond tout le monde comprend qu’on a pas choisi de déplacer une rencontre, un engagement ou quoi que ce soit.
  • Respirer – Mieux vaut se le répéter.
  • Se connecter avec son enfant, lui parler et s’occuper de lui. C’est donc ben triste de voir son enfant moche, on peut au moins s’occuper de lui pendant ce moment. Ça veut aussi dire, éviter de juste regarder ses courriels sur son téléphone. Ce qui me fait penser au point suivant.
  • Mettre un message d’absence pour dire que vous êtes à l’extérieur du bureau pour l’avant-midi et que vous répondrez à leurs demandes au courant de la journée.
  • Me semble qu’avec ça, on peut rester «zen» !

Et vous, comment faites-vous pour rester «zen» à la clinique ? Et qu’est-ce que vous apportez pour occuper votre enfant ? Je veux savoir.

Ah ! rester zen!

Ah ! rester zen!

Aussi à consulter pour vous donner des idées :

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre vie familiale est sous tension ?

Les crises sont INÉVITABLES. Ne les laissez plus ternir vos relations familiales! Ces 5 modes de pensée vous aideront à retrouver le plaisir d'être ensemble.

Super ! Vous recevrez sous peu cet outil très aidant pour retrouver le plaisir d'être en famille !